Publié le 30 Janvier 2017

Janvier 2017 Sortie pédagogique : Musée des confluences LYON

Corps rebelles  

propose d’observer les liens entre les grandes périodes de la danse contemporaine et les évolutions de la société au cours du 20e siècle. Danse virtuose - Danse vulnérable - Danse savante, danse populaire - Danse politique - Danses d’ailleurs - et Lyon, une terre de danses ; six grands thèmes sont développés par de célèbres chorégraphes, en résonance avec des extraits de pièces dansées et des archives d’actualité. Revenant sur un siècle de génie, huit versions du même tableau du Sacre du printemps de Stravinsky illustrent la question de la reprise d’une œuvre, de la mémoire et de l’interprétation.

 

Lors de notre journée à Lyon le vendredi 27 janvier 2016, nous sommes allés au musée des Confluences et avons regardé plusieurs films de danses de 5min, dont:

 

  • Danse Virtuose

 

Dans la danse contemporaine, la virtuosité est très présente : dans la puissance des sauts, la rapidité, la complexité des enchaînements chorégraphiques.

La virtuosité a toujours été la composition essentielle de la danse. Au début, elle a été rejetée par l’Académie Classique de Rosas.

 

La danseuse et chorégraphe québécoise Louise Lecavalier, aime beaucoup la technique. Elle raconte que lorsqu’elle se met à danser, elle devient une machine grâce à aux sentiments et émotions qu’elle ressent. La rapidité d’exécution de ses mouvements ont fait d’elle une star des années 80.

 

 

  • Danse savante, Danse populaire

La danse savante et la danse populaire sont en tension depuis des siècles.

« danser » et « savoir danser » désignent encore de nos jours deux activités différentes : la danse populaire pratiquée par tous, et la danse savante réservée aux professionnels. La danse contemporaine a répercuté cette différence, même si cette opposition tend à s’atténuer depuis peu.

Certains chorégraphes joignant le savant au populaire pour inventer une nouvelle forme de danse : c’est le cas de Cecilia Bengolea et François Chaignaud, qui, ensemble, n’hésitent pas à mêler les styles – dub jamaïcain, danse sur pointe, danse expressionniste, twerk, house…qui ne sont pas seulement des danses d’une personne, elles peuvent aussi entraîner tout son entourage.

 

 

  • Danse Politique

Par des images fortes et sans mots, la danse a toujours été la démonstration artistique du monde politique, tant comme outil de propagande que de dénonciation des horreurs de la guerre et des crises économiques.

Dans ses créations les plus récentes, le danseur et chorégraphe canadien Daniel Léveillé transcrit un état de la société qui le traverse malgré lui.

Dans « Danse Macabre » il illustre la montée du nazisme et les atrocités qui vont suivre.

 

  • Danse Vulnérable

 

Après la Shoah et Hiroshima, il n’était plus question de mettre en scène les corps triomphants des régimes totalitaires (comme Lloyd Newson, danseur et chorégraphe Australien de danse contemporaine, qui a fait un duo de beauté hallucinante dans The Cost of Living)

Avec le développement de nouvelles formes esthétiques, d’autres types de corps que l’on n’aurait jamais imaginés auparavant vont apparaître nus sur un plateau.

Raimund Hoghe, danseur et chorégraphe allemand, expose inlassablement dans ses spectacles son corps déformé par une bosse, obligeant le regard du public à se réajuster.

  • Le sacre du Printemps

 

Aucune œuvre chorégraphique n’a connu autant de succès. Il existe aujourd’hui plus de 250 versions du Sacre du Printemps, nous en avons vu quelques une. La musique de Strawinsky existe toujours.

 

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A la fin de la visite, nous avons regardé un extrait du film « Joe ».

L’atelier de danse, créé par Moment Factory invite le public à participer à la pièce Joe (1984), œuvre phare de Jean-Pierre Perreault qui évoque l’anonymat et la singularité de l’individu.

Nous avons donc mis le costume de Joe mis à disposition (chapeau, veste et chaussures). Une voix off nous a guidées pour effectuer la chorégraphie.

Cette activité était très amusante et originale.

Diane, Mellina, Lana, Elise ,Zoé ,Ilona,Sohanne, Merryl

 

Le mot du professeur...

Igor Stravinsky (1882-1971), musicien d’origine russe est un des compositeurs les plus importants de la musique du 20ème siècle.

 « Le sacre du printemps », chorégraphié originellement par Vaslav Ninjinsky pour les "ballets russes" est un moment essentiel de l’histoire de la musique et provoque lors de sa première représentation en 1913 l’un des plus mémorables scandales parisiens.

 

 

Les 100 ans du sacre du printemps par le théâtre Mariinski

Le sacre du Printemps

Huit versions du même tableau…

Le sacre du printemps a été créé en 1913 par Nijinski sur une composition de Stravinsky. La chorégraphie originale a entièrement disparu. Mais Le Sacre du printemps a depuis fait l’objet de plus de 250 réinterprétations. Autour d’un même extrait musical, le visiteur découvre ici 8 versions, créées par Vaslav Nijinski, Maurice Béjart, Pina Bausch, Marie Chouinard, Angelin Preljocaj, Régis Obadia, Heddy Maalem, Millicent Hodson et Jean-Claude Gallotta.

 Chloé

Danses d'ailleurs par Raphaëlle Delaunay

Raphaëlle Delaunay, danseuse à l'Opéra de Paris avant de partir chez Pina Bausch, puis dans les plus grandes compagnies contemporaines, réinterroge dans ses chorégraphies les danses noires pour "s'approprier cette mémoire et cette histoire".
Nées au temps des minstrel shows américains, spectacles dans lesquels les Blancs caricaturaient les Noirs caricaturant les Blancs, ces danses ont une dimension profondément subversive "Héritières d'une mémoire douloureuse ", elles tendent un miroir à notre société en termes de ségrégation raciale.

Cloé POUGHEON 5ème3

                                              
 
Cloé

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